04 février 2010
Hic ?
L’administration des médicaments est vraiment très importante, tant dans la préparation que dans la distribution.
D’abord les médicaments génériques, souvent au nom à rallonge. Un équivalent que l’on donne au patient, qui ne reconnait pas son traitement et qui se demande s’il a tout eu. Le plus souvent ils le comprennent. On a par exemple un médicament (protecteur gastrique), et c’est le seul que l’hôpital nous fourni. Alors les patients qui arrivent avec leur ordonnance n’ont pas trop le choix !!
Il y a ensuite le problème des équivalences, les médicaments contenant plusieurs molécules en pharmacie de ville que nous n’avons pas dans nos armoires. En attendant, on donne un médicament, plus un demi d’un autre. Vous suivez ?
Le dernier problème est les médicaments injectables. Souvent dans des ampoules qui se ressemblent, la même forme, la même couleur, rangées dans le même placard. Il faut vraiment bien regarder l’étiquette, le produit, le dosage, la concentration. C’est quelque chose qu’ont nous apprend à l’école (et qu’on a marre d’entendre d’ailleurs). Pourtant cela fait toute une différence.
Alors quand on voit aussi qu’il nous faut des ampoules pour les perfusions en intraveineux, et qu’on n’a que de l’intra musculaire, on fait comment ? Après avis du pharmacien, on a donné l’ampoule de vitamines au patient par la bouche.
En général ce qui s’injecte peut se boire (même si le gout est souvent dégueulasse), mais je préfère demander un avis médical avant.
09 janvier 2010
Quelques changements
J’ai terminé mon contrat à Lorient, maintenant je cherche du boulot.
Je me suis réinscrite en interim, pour l’instant je n’ai fait qu’une mission (1 journée).
J’attend. J’ai écris des lettres de motivation, que je viens de poster, on verra si cela donne quelque chose.
J’ai choisi de partir de l’hopital, pour voir ailleurs, meme si je ne sais pas ce que je vais trouver à la place. J’ai encore beaucoup à découvrir, mais je ne sais pas par ou commencer.
Alors en attendant, je profite de la neige. Elle tombe bien chez moi, je ne sais pas comment c’est chez vous, mais ici tout est blanc, on glisse, et les voitures n’arrivent pas à monter les cotes !!
Bisous plein de neige
J'allais oublier, je vous souhaite mes voeux de bonheur, une joyeuse année, et une bonne santé pour 2010.
19 décembre 2009
Les « précautions » de la grippe
J’ai vu faire 2 prélèvements pour diagnostiquer la grippe A au travail. Le prélèvement est simple. On le fait avec 2 batonnets (sorte de long coton tige), dans le nez. On met les batonnets dans des tubes en plastique bien fermés. Ces tubes dans une sorte de thermos, et le thermos dans une boite en carton que l’on doit fermer définitivement (le symbole chimique est en grand dessus). La boite est ensuite transportée jusqu’au labo de l’hopital dans un sachet plastique. Le laboratoire se charge d’organiser le transport en ambulance vers le centre d’analyse a Rennes. En fait on a un peu l’impression de manipuler un virus dangereux ou une bombe nucléaire. Faut-il vraiment toutes ces précautions ??
08 décembre 2009
Quand ça déraille
Un patient qui rentre avec une douleur au niveau du foie. On lui trouve des métastases au foie, et un cancer pulmonaire assez évolué.
Une patiente qui entre pour un décollement du poumon, que l’on met sous oxygène à très haut débit. Elle a des métastases un peu partout et décède au bout d’un mois et demi dans le service.
Un patient qui fait une radio pulmonaire obligatoire avant de débuter un traitement à qui on découvre un abcès pulmonaire très important, et long à traiter.
Un patient qui a une douleur au cou et à qui on fait une IRM : On lui découvre un cancer du poumon et des métastases au niveau cérébral, au niveau des cervicales, et du foie.
Un patient traité pour une tuberculose très vite en fin de vie pour une tumeur qui comprime le cœur.
Certains patients ne restent pas longtemps à l’hôpital mais ceux là y mourront. Les pathologies sont découvertes tard et sont évoluées, étendues…
15 novembre 2009
Quand le personnel joue avec le matériel:
L’éther lancé sur la blouse c’est très froid et très désagréable, et ça met du temps à sécher. Et ben figurez vous que le chlorure de potassium (utilisé pur à diluer dans une perfusion), est froid aussi, et met encore plus de temps à sécher.
Mélangé avec de la bétadine, ou de l’éosine, c’est une vrai catastrophe, en plus d’être froid, il tache longtemps et donne l’impression du sang (à croire que l’on vient d’égorger quelqu’un).
Le nutriflex, nutrini, mégaréal, sondalis sont des poches d’alimentation sous forme liquide que l’on donne aux personnes qui ne peuvent plus avaler, par une sonde qui va directement dans l’estomac. Mais, pour la sainte caterinette, j’ai eu droit à une menace de shampoing au megaréal, dans un service de réa (“c’est bon pour les cheveux” qu’ils disaient). Sauf, que n’ayant pas 25 ans, ils ont du choisir une autre victime!!
Il y a souvent des excuses à l’hôpital pour décorer des voitures, prendre une douche habillé, ou juste avoir une blouse décorée par les collègues. Un départ en retraite, une naissance, un mariage, un anniversaire, un départ de service ou un changement d’interne. Quoique le 1 er avril est spécial aussi, les poissons font rire les patients.
Finalement le vaccin de la grippe A n’est pas obligatoire, j’ai donc décidé de ne pas le faire. J’ai fait mon vaccin contre la grippe saisonnière par contre. Mais j’ai fait une réaction après le vaccin, donc j’arrete un peu pour le moment !! Pour l’instant dans le service, peu de monde l’a fait.
19 octobre 2009
Le « virus » de la grippe
En ce moment, je suis en arrêt de travail pour maladie, juste quelques jours. J’ai failli faire un malaise dans un magasin à cause d’une brusque montée de température, et des courbatures, apparues brutalement depuis le matin. Ces signes vous disent quelque chose? Vous entendez surement depuis un moment les symptômes de la grippe, ceux qui doivent nous faire consulter. En résumé, apparition brutale de courbatures, une température élevée, et des signes respiratoires comme la toux. En général les gens qui ont la grippe le savent, ils sont presque incapables de sortir du lit. Donc une personne qui se promène dans la rue en disant qu’elle a la grippe depuis plusieurs jours a des symptômes grippaux, mais pas la grippe. Rentrée chez moi, réaction normale de ma famille en ne me voyant pas très bien, me demander ce que j’ai et si je n’ai pas la grippe. J’ai ensuite vu mon médecin qui m’a dit que j’avais un virus, mais qui n’était pas la grippe. Réaction de l’hôpital quand j’ai appelé pour dire que j’étais malade et en arrêt : « C’est la grippe? » Les 3 personnes que j’ai eu au téléphone. On en parle beaucoup, et je dirais même trop. Le virus grippal circule vite, mais les rumeurs et les « virus » des gens qui n’ont pas la grippe font aussi beaucoup parler d’eux. Maintenant, on devrait bientôt avoir droit aux vaccins à l’hôpital. Pour l’instant, on est pas mal à être contre. Le vaccin est récent, et on n’a pas beaucoup de recul sur ses effets et effets secondaires. En plus, on est les premiers à devoir être vaccinés? Je verrais les consignes à mon retour d’arrêt.
Mon malaise dans le magasin aurait pu être une grippe, mais je savais que ce n’était pas ça. Pourtant, même si je n’ai pas vu d’inquiétude, le vendeur m’a demandé si je n’avais pas la grippe A. Je lui ai dit que non, pourtant quelques personnes autour étaient assez attentives.
21 septembre 2009
On a tord, partie 2
Une patient appelle pour nous dire qu’il y a trop de bruit (une télé allumée dans une chambre ou la porte est ouverte), que
ce n’est pas normal qu’à l’hôpital on ne respecte pas le sommeil des gens (il est 22h), elle veut se plaindre au directeur et nous demande de l’appeler. Elle continue sur le même sujet sur le bruit qui la réveille et ensuite qu’elle est réveillée trop tôt, qu’on fait exprès de lui faire mal pour les soins, la nourriture n’est pas bonne (on pourrait faire des efforts parce que ça ne motive pas pour manger, « tout est dégeulasse » « on se demande ou ils vont chercher la nourriture, au Lidl ? », les médecins n’expliquent pas ce qu’il font et si elle reste si longtemps à l’hôpital (alors que d’après elle, elle peut rentrer chez elle), c’est pour que les médecins et l’hôpital se remplissent les poches. En plus on fait exprès de mettre beaucoup de temps à répondre aux sonnettes, surtout pour les gens qui ont besoin d’aide comme elle. Après ¼ d’heure de tentative de négociations, elle est formelle, et veut qu’on garde la porte de sa chambre ouverte « pour leur dire demain que vous faites trop de bruit pour m’empêcher de dormir ».
Que dire d’autre ?
Quand on a tord, même si on essaie de se justifier
En début de nuit, un patient avait ses somnifères sur sa table. 2 heures après, il nous appelle pour dire qu’il n’a pas eu ses
somnifères, « parce qu’il les a mis de coté et que quelqu’un est venu les prendre ». du coup il en veut d’autres. L’emballage des médicaments est toujours sur la table, mais vide cette fois. Le patient m’a suivi dans le couloir et a dit qu’il allait trouver ses somnifères même s’il fallait retourner tous les placards. Je lui ai souhaité bon courage, parce qu’il y a vraiment beaucoup de placards et surtout beaucoup de médicaments différents.
Le lendemain il a dit à l’infirmière que JE lui avait repris ses médicaments pour l’empêcher de dormir et que du coup il n’a pas du tout dormi (pourtant il a pas mal ronflé) Le lendemain soir ils les a pris devant moi, et en pleine nuit sonne en disant qu’il n’a pas eu ses somnifères…
31 août 2009
La chaise devant la porte
J’ai vu en maison de retraite, des personnes mettre une chaise devant leur porte à l’intérieur de leur chambre, la chaise pas tout à fait contre la porte, mais suffisamment pour faire du bruit lorsqu’on l’ouvre dans la nuit. Alors pourquoi la chaise ? Pour nous empêcher d’entrer en bloquant la porte, ou pour être réveillé si quelqu’un entre ?
Petit sondage, donnez moi votre avis !
